Assistants et assistantes familiaux : une refonte du statut ou une illusion ?

vendredi 21 mai 2021

Tract réalisé en concordance avec le courrier envoyé le 7 mai 2021 à Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance.

La CFDT participe

  • Le secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance a pris l’engagement de moderniser et soutenir les conditions de travail et d’exercice des assistantes et assistants familiaux dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance 2020-2022 carrière.
  • Pour lancer cette réforme, il a chargé la direction générale de la cohésion sociale de réunir des groupes de travail composés de représentants des professionnels, des conseils départementaux et des employeurs.
  • Contrairement à d’autres organisations syndicales qui n’ont jugé utile de participer à ces travaux, la CFDT a suivi ces dix réunions étalées sur une année, et a produit une contribution écrite. Ce texte revendicatif a été élaboré en lien avec des professionnel·le·s de terrain.

La CFDT dénonce

  • La concrétisation de ces travaux, prévus pour refonder et sécuriser le statut des assistants familiaux, et participer ainsi à rendre le métier plus attractif, traine en longueur…
  • Des résistances existeraient-elles toujours pour reconnaitre concrètement les compétences professionnelles portées par ces acteurs de terrain qui assurent une mission de service public ?

La CFDT rappelle

  • Si une certification n’est pas obligatoire pour exercer cet emploi, la création du diplôme en 2005 a permis l’acceptation de ce métier… comme métier !

Pour la CFDT : un vrai statut refondé et non un simple toilettage

La CFDT signale, encore et toujours

  • La présomption d’innocence doit s’appliquer et une rémunération doit être maintenue, jusqu’à ce que, si cela doit être le cas, la procédure administrative ou justice se soit prononcée.
  • Le droit au répit doit être acté. Il est inentendable, voire inacceptable, que ce droit à congés ne puisse exister.

Les conditions matérielles doivent être réformées.

  • Les conditions d’exercice sont à interroger et à améliorer dans l’intérêt de l’ensemble des personnes concernées.
  • L’État doit être garant de la bonne application de la réglementation (décrets, arrêtés, circulaires), et si besoin faire des rappels à la loi des collectivités territoriales ne les appliquant pas.

La CFDT œuvre pour un statut reconnu

  • Lors de la crise sanitaire, la société a été mise à l’arrêt et les institutions ont été malmenées. Pour autant, la famille d’accueil a tenu et a poursuivi sa mission dans l’intérêt de l’enfant et/ou du jeune majeur accueilli.
  • Forte de cette présence indéfectible de ces professionnel·le·s, la CFDT œuvre pour que ce statut ne soit pas qu’un un simple toilettage mais une véritable avancée vers la reconnaissance de ces acteurs de terrain.